D’une vallée à l’autre

1. L’abbaye Notre-Dame du Vivier

Le site de Marche-les-Dames fut occupé dés l’époque néolithique ainsi qu’en témoignent les nombreuses découvertes effectuées dans les rochers en bordure de la Meuse.

L’histoire de la localité est liée à celle du monastère cistercien dont on trouve la première mention en 1236. D’après la tradition, ce monastère aurait été fondé un siècle plus tôt par des pieuses femmes appartenant à des familles seigneuriales du Namurois qui ce seraient groupées en attendant le retour de leurs maris et de leurs fils partis pour la croisade. C’est ainsi que Marche-sur-Meuse deviendra Marche-les-Dames.
Au 13e siècle, on désigne le monastère sous le nom de Vivier-Notre-Dame et plus tard abbaye Notre-Dame du Vivier. De toutes les abbayes de femmes fondées au Moyen-Âge dans le pays de Namur, elle est la seule dont les bâtiments soient plus ou moins intacts.
Les bâtiments qui, bien qu’assez modestes comme ceux de beaucoup de monastères cisterciens forment un ensemble composé de l’église, du cloître, des constructions conventuelles, de l’hôtellerie (briques et pierres de taille). L’on attribue la construction de la partie Nord du cloître à l’abbesse de Fumal, tandis que l’aile Sud a été réédifiée en 1724 comme l’indique la plaque encadrée dans la muraille.

L’antique abbaye et son église reposent dans le vallon pittoresque de la Gelbressée, au fil de l’eau. Situé sur la route Marche-les-Dames – Gelbressée, on y accède par un chemin en pente bordé de murs anciens.


2. Machine à eau

Cette machine servait autrefois à pomper l’eau de la source située au niveau de la chapelle Notre-Dame de Lourdes (voir point 3) et à l’envoyer dans le hameau de Wartet situé sur le plateau, que nous découvrirons plus loin.


3. La Grotte Notre-Dame de Lourdes

Elle est située à proximité de la source « La Baigneuse » et fut construite par Léon Lefèvre de Marche-les-Dames et fut inaugurée le 8 décembre 1930. Les familles Deschamps, Smal et Mlle Dupuis (gouvernante de l’abbé Mëeus, curé de Marche-les-Dames) achetèrent les deux statues (la Vierge de Lourdes et Sainte Bernadette).


4. Prise d’eau de la galerie qui alimentait les forges.


5. La grosse Porte de l’abbaye

Elle est en fait l’ancienne porte d’entrée de l’abbaye.


6. La chapelle Mérode

Elle est située à quelques mètres de la route du parc national. Il s’agit en fait d’une chapelle commémorative, de style néo-gothique, édifiée en la mémoire de la Princesse Duchesse Antoine d’Arenberg décédée à Marche-les-Dames en 1897. On remarquera à l’intérieur le blason de la famille d’Arenberg (3 fleurs de néflier).


7. Petite cascade qui descend du bois et qui émerge de l’ancienne galerie qui, anciennement, alimentait le maka situé au niveau du château actuel. Observons également que l’étang était en fait un étang de retenue d’eau pour l’industrie du fer.


8. La maison Jaumenne

Jean-Joseph JAUMENNE est le plus célèbre maître de forge de l’Empire de Napoléon. Il est né à Ermeton-sur-Biert en 1738, dans une modeste famille. Toute sa carrière montre un esprit chercheur en éveil, s’ingéniant à découvrir des formules neuves et à vaincre les difficultés. Sans doute a-t-il fait ses premières armes de métallurgiste dans son village.

Le 10 octobre 1794, il achète l’hospice de Marche-sur-Meuse et ses dépendances (déjà mentionné en 1302) aux religieux de Floreffe qui manquaient d’argent pour s’acquitter de la contribution militaire.

Jean-Joseph JAUMENNE fut l’un des premiers à adopter, pour ses fourneaux de Marche-sur-Meuse, les souffleries cylindriques à pistons employées depuis quelques années auparavant en Angleterre.

L'usine principale de Marche-les-Dames comprend trois hauts fourneaux, trois feux d’affinerie et six makas. Elle est dotée d’un système hydraulique remarquable pour le lavage du minerai et pour l’actionnement des roues motrices. Les usines de Marche-sur-Meuse sont considérées comme « le modèle des forges de l’Empire » et JAUMENNE comme un « citoyen recommandable pour ses connaissances dans l’art des forges et par l’intelligence avec laquelle il dirige son établissement ».

C’est en 1803 que J-J JAUMENNE fait construire une confortable demeure, le premier château de Marche-les-Dames, sans doute sur l’emplacement de l’antique hospice, au débouché du vallon en bord de Meuse. C’est l’architecte PAYEN qui en dessina les plans avec MONTOYER, par ailleurs constructeur du Palais Royal de Laeken.

L’écroulement de l’Empire Napoléonien porta un coup très rude à notre forgerie. Le gouvernement de Paris ferma à l’industrie belge le marché français, qui, depuis quinze ans, existait et soutenait son activité.

Âgé de près de 80 ans, J-J JAUMENNE ne pouvait plus s’adapter à la conjoncture, ni accomplir le nouvel effort qui s’imposait dans le perfectionnement de l’art sidérurgique. Accablé par la perte de sa fille unique et de son épouse, il dut laisser la direction de ses usines à des mains mercenaires.
Il meurt le 3 février 1822, âgé de 84 ans, criblé de dettes. Des anciens du village racontaient que dans ses derniers jours, il en fut réduit à aller demander du secours à ses anciens ouvriers.


9. Le château d’Arenberg

Le château en style mosan baigné par la Gelbressée, dresse son imposante silhouette sur un fond de rocher couronné à la bonne saison par le feuillage des arbres. En le contemplant de l’autre côté de la Meuse, il possède un aspect élégant et romantique.

Le château actuel remplace le château de Jean-Joseph Jaumenne (maître des forges à Marche-les-Dames) construit en 1803 et acquis par le duc d’Arenberg en 1834. Ce château fut démoli en 1914 pour des raisons politiques et , soi-disant, stratégiques par les troupes belges (les d’Arenberg sont d’origine allemande).

Le château actuel, occupé par le régiment commando depuis 1945, a été construit près de la chapelle Saint Jean en 1917 par la famille d’Arenberg.

La propriété de Marche-les-Dames appartenait par héritage à la princesse Pauline d’Arenberg, la fille du duc Prosper d’Arenberg. Après la guerre 14-18, le château est placé sous séquestre. Il appartient aujourd’hui à l’état belge.


10. Fontaine (1893)

Celle-ci fut offerte par les d’Arenberg en 1893. A cette époque en effet, il n’y avait pas de distribution d’eau. Aussi, le duc d’Arenberg offrit cet aménagement en échange de certains sentiers communaux qui traversaient sa propriété qui devinrent alors des chemins privés.


11. L’ancienne école communale de Marche-les-Dames

Le bâtiment fut construit en 1846. Avant la mixité obligatoire, cette école était celle des garçons. Le bâtiment fut vendu en 1990 et le site de l’école fut ainsi regroupé à Wartet, près de l’église.


12. La potale de la Vierge aux vallées

Cette potale est incluse dans un mur. Elle fut réalisée en 1818. Elle est surmontée d’une croix en fer entourée d’un rameau de lierre et d’une lanterne qui l’éclaire parfois la nuit. Elle renferme une statue en plâtre qui représente la Vierge debout et couronnée.


13. Chapelle du Sacré-Cœur

Le nom de la rue, actuellement rue aux Vallées, s’appelait autrefois « la tige aux papillons ». Cette chapelle fut construite en 1927 ou en 1928 par l’entrepreneur Piérard de Champion. Elle fut commandée par Madame Joseph Deschamps (née Lambertine Jacquet) après la guérison de sa fille Angèle Deschamps. Elle dédia cette chapelle au Sacré-Cœur.


14. La potale Saint Roch et le château-ferme

A gauche, dans la prairie en face du château, se trouvait « li flot Saint Roch », remblayé par les chômeurs pendant la première guerre mondiale. On prie Saint Roch pour qu’il protège le bétail. Guère étonnant dés lors que cette potale se situe entre les deux fermes. Une tradition locale veut que lorsque la statue est brisée, ceci annonce un grand malheur dans le village. On ne possède pas d’éléments pour dater sa construction.

Le château-ferme

Il est situé à l’entrée du lieu-dit « Bayet ». La mention la plus ancienne de ce château date de 1265. Le château actuel est du style renaissance mosane (17e – 18e siècle). Sa fonction militaire est prouvée par les meurtrières des deux tours visibles à l’entrée du bâtiment. Ce dernier devait être ceint par des douves et, à l’arrière du bâtiment, derrière la porte d’accès, se trouvait un pont-levis. D’ailleurs, un petit pont à trois arches (à l’extérieur de la porte monumentale) rappelle la présence des douves.
Cette porte a reçu le nom de « li chesse » car c’est probablement à partir de celle-ci que les seigneurs partaient à la chasse.

La cour (dix fois plus grande que celle du château de Fernelmont) permettait à la population et au bétail de s’y réfugier en cas de danger.
L’ancien corps de logis (construit au 18e siècle) est l’actuelle demeure des fermiers tandis que l’ancienne habitation des exploitants (près de la porte monumentale) a été aménagée en greniers et remises.

Wartet doit son nom à la tour carrée située à l’entrée du château. Le préfixe « Wart » nous vient de Picardie et signifie « garde ». Le suffixe « et » serait plus probablement un diminutif. Wartet voudrait donc dire « petite tour de garde ».
Toutefois, son rôle militaire pose question dans la mesure où la tour est finalement peu élevée. Son usage semble donc être davantage lié à la chasse. Remarquons que d’autres villages voisins ont la même racine : Ville-en-Warêt, Bierwart, Petit-Waret, etc…
A l’origine, Wartet s’écrivait « Wartaing » (1265). En 1612, nous rencontrons « Wartey », mention reprise par la carte de Ferraris (1774).
La forme actuelle apparaît la première fois sur la tombe de Marie de Baillet en 1852.

Au 15e siècle, Wartet comprenait trois fiefs : un fief de 9 bonniers, une seigneurie hautaine et le fief de la « Tour ». En 1638, la Tour de Wartet fut achetée par Guillaume d’Aux Brebis, famille d’origine dinantaise. Sa fille, Marie-Françoise, épousa Philippe de Pinchart qui acheta en 1671 la seigneurie de Wartet et de Ville-en-Warêt.
L’histoire du village est également très liée à la famille de Mozet de Grune puisqu’en 1685, Guillaume-Charles de Pinchart épousa Marie-Marthe de Mozet de Grune. En 1779, le château-ferme est propriété de Philippe-Antoine de Mozet de Grune, neveu du dernier Pinchart. C’est à partir de cette date que le château appartient à la famille de Grune.
Le troisième fief, celui des 9 bonniers, deviendra propriété de la famille des Comte de Groesbeek (seigneur de Franc-Waret) en 1755. Auparavant, il appartenait à une riche famille de métayer : la famille Le Gros de Ville-en-Warêt.
A la fin du 18e siècle, la famille de Grune possédait les trois fiefs qui furent toutefois relevés de leurs droits après la Révolution française.

Devant la chapelle, un vieux chêne nous rappelle que le seigneur avait un droit de justice. C’est sur celui-ci qu’avait lieu les pendaisons.

Actuellement, la ferme est la propriété de Lhoist qui exploite les carrières visibles depuis le château.


15. La chapelle Sainte Apolline

Ce bâtiment est le plus ancien de la localité. Les fenêtres n’ont pas un style uniforme : tantôt gothique, tantôt renaissance. Au centre de la façade, un blason rappelle l’ancienne famille propriétaire de l’endroit : la famille d’Aux Brebis (voyez les trois brebis dessinées à l’intérieur du blason).

La chapelle fut reconstruite au 17e siècle, remplaçant ainsi la première église fondée en 1266 par le sieur Servais Leroy, sous l’instigation du seigneur alors en place, Guillaume d’Aux Brebis (en 1634).
Autrefois, en effet, Wartet était dépendant de la paroisse de Namêche où les pratiquants devaient se déplacer. Afin d’éviter les déplacements, Guillaume d’Aux Brebis a prescrit au curé de Namêche d’y chanter la messe, les vêpres et d’y faire procession à des jours désignés.

A l’intérieur, une série de pierres tombales rappellent les anciens maîtres des lieux.
Le jubé était construit en chêne de même que l’autel, aujourd’hui disparu. Ce dernier était décoré par une toile représentant une vue de Dinant, ville d’origine de la famille d’Aux Brebis.

A l’extérieur de la chapelle, se trouve un ancien cimetière quasi impossible d’accès.
Signalons qu’autrefois, la chapelle faisait partie de la paroisse de Namêche.

Cette chapelle perdit son rôle lors de la construction de l’église actuelle (entre 1892 et 1895) et souffre depuis un certain temps de l’abandon.
Une statue de bois en polychrome de Sainte Apolline (implorée pour les maux de dents) est encore visible de nos jours. Elle est gardée par les propriétaires actuels du château.

La chapelle est toujours actuellement la propriété de la famille de Grune.


16. La ferme des Dames

Comme son nom l’indique, la ferme était la propriété des Sœurs de l’abbaye de Marche-les-Dames. Le pourquoi de sa construction reste encore mystérieux dans la mesure où, à l’époque probable de sa construction (vers 1581), l’abbaye possédait déjà 2 fermes, l’une à Marche-les-Dames et l’autre à Tillier.

Le premier exploitant connu était Jean Winan. Une hypothèse toutefois, à partir de 1601, on ne trouve plus trace de l’exploitation de Marche-les-Dames. Probablement qu’il s’agissait donc pour l’abbaye de remplacer cette exploitation. La première mention de cette ferme date donc de 1581.
La ferme fut reconstruite en 1841 comme l’atteste une date scellée sur la grande principale (côté cour).

A la mort de la dernière Sœur cistercienne, la ferme fut léguée par testament au Grand Séminaire de Namur.
En 1864, la ferme fut louée à Ferdinand Auguste Bonet. Depuis, la ferme est toujours louée par cette famille.
L’actuel exploitant est Bernard Bonet.

Les matériaux de construction, comme ceux de l’église Sainte Apolline, proviennent de la localité (carrière de l’Ardenne). L’originalité de ce site repose dans le manège situé contre la grange (un peu comme à la ferme de Ville-en-Warêt). Ce bâtiment, de forme circulaire, servait à moudre les grains à l’aide de cheveux qui tournaient autour.

L’ancien corps de logis (actuellement l’étable à vache) a été modernisé en 1981 par Bernard et Paul Bonet pour permettre l’utilisation de machines à traire modernes.

Au-dessus de cette étable se trouvent les actuels fenils.

Au devant de la ferme se trouvait un petit étang (entre la cour pavé et le mur) où se trouvait la basse-cour. A côté de ce dernier, une petite forge. Toujours à cet endroit, vers le château, nous trouvons les anciennes porcheries.


17. Rue des Quartiers

Nous pouvons y observer deux fortins faisant la partie du Fort de Marchovelette.


18. Bois de la Sarte

Ce bois est en fait un ancien site d’exploitation de l’oligiste.


19. Chapelle Sainte Barbe

Elle a été construite pour commémorer les nombreux morts lors d’un coup de grisou survenu dans une galerie d’exploitation de l’oligiste.

Les exploitations d’oligiste et de limonite

L’oligiste est une roche de couleur rougeâtre contenant des minerais de fer. L’exploitation du site remonte au milieu du 18e siècle. Les minerais ainsi extraits étaient acheminés vers les fonderies situées à Marche-les-Dames. L’exploitation connut un premier essor vers 1840 où une première galerie fut creusée. Longue de 380 mètres, elle trouvait son origine au « Fonds des Gotteaux » (Bois Gilet). L’apogée de cette exploitation (4 sites recensés à Ville-en-Warêt et Houssois) est atteint en 1880 lorsque l’ensemble des exploitations fusionne pour former la société « Minières réunies de Houssois et de Ville-en-Warêt ».
En 1901, la société cessa et la mine fut remblayée. Trois raisons essentielles à cela : la présence incessante de l’eau et son pompage couteux, la rareté de la main d’œuvre préférant s’employer à des tâches plus rémunératrices (les salaires miniers étaient faibles) et l’apparition de la minette, minerai phosphoreux extrait au sud de la Belgique.


20. La ferme de Ville-en-Warêt

Située à proximité du cours d’eau, cette ferme fut construite dans la première moitié du 18e siècle.
A l’arrière, se trouve une tour carrée réalisée en briques et comprenant trois niveaux.
Des étables en pierre également sont situées à l’angle droit du corps de logis. On y remarquera que celles-ci sont ouvertes par deux portes en plein cintre.

Derrière la grange se situe une ancienne aire de battage où la force d’un cheval, tournant autour d’un manège, servait à battre le grain.
Notons que cette ferme n’a plus actuellement de réelles vocations agricoles et qu’elle fut classée en 1989.


21. La Potale Sainte Anne

Elle fut réalisée par Joseph Genette Riguelle en 1907 pour accomplir un vœu qu’il aurait formulé après un accident.

Rue de Pontailler

Cette rue, l’une des plus récente du village (vers 1960-1970) a reçu son nom suite au jumelage de la localité avec la commune française de Pontailler sur Saône.
Ce jumelage existe depuis 1969 et est très actif. Les années impaires, les Belges accueillent leurs amis Français.

Signalons que dans la salle « Bourguignonne » (nom donné ainsi car Pontailler se situe en Bourgogne), une grande fresque rappelle le jumelage. Elle fut réalisée par Charles Fonteyne et restaurée par ce dernier en 1998 où l’artiste ajouta un pêcheur dans la barque au centre de la composition.


22. Les Baiwes

Anciennement, un étang trouvait place dans ce quartier. Il assurait l’approvisionnement en eau pour une partie du village. Toutefois, il était régulièrement asséché si bien qu’il fut assaini et remplacé par une citerne située entre la ferme des Dames et le terrain de football et sur laquelle se trouve une prairie.


23. L’actuelle école communale

C’est dans ce bâtiment que se trouve l’actuelle école communale de Wartet.
Anciennement, elle abritait l’instituteur du village. Le chêne de la cour de récréation fut planté à la mémoire des soldats de la commune morts pour le pays en 1914-1918.


24. L’église Sainte Apolline

De style néo-gothique, cette église fut construite entre 1892 et 1895. Ses matériaux de construction proviennent de la localité : les pierres de grés furent extraites de deux carrières du village située l’une dans la rue Ardenne, l’autre à Bayet. Les bois furent offerts par la famille d’Arenberg (ancien propriétaire du château de Marche-les-Dames). Les chênes furent coupés dans les bois de Marche-les-Dames et le mobilier par l’école de sculpture de Namur.

A observer, au fond de la nef, les deux toiles offertes par l’artiste peintre Georges Cosse. Le chemin de croix fut réalisé par un autre artiste ayant séjourné dans la localité, Charles Fonteyne.
Les peintures furent restaurées par Jean-Marie David. Les vitraux du chœur sont des dons des paroissiens. Sainte Apolline est implorée depuis le 3e siècle pour les maux de dents. Ne voulant pas renier sa foi, elle fut martyrisée sur un bûcher après qu’on lui eût enlevé toutes ses dents.


25. Ferme tricellulaire de la Rue Rangnet

Le nom « Rangnet » désigne en fait le nom de l’ancien exploitant de la carrière située en contre-bas du cimetière. Cette ferme a beaucoup gardé de son état d’origine.
Elle comprend trois parties. A gauche, le corps des logis délimité par les cheminées. Au centre, l’ancienne grange et, à droite, l’ancienne étable surmontée par une petite fenêtre qui n’était autre que l’entrée du fenil.
Remarquons sur le pignon les deux niveaux de construction.


26. L’ancien four à pain (Rue de la Bruyère Fleurie)

Au début du siècle, la plupart des quartiers du village possédait son four. Celui-ci est dans un état de conservation plutôt exceptionnel. Il servait à la cuisson du pain et, parfois, du petit gibier.


27. Le château d’eau et la potale de la Vierge

Depuis quelques années maintenant, cette potale, restaurée par Robert Cocq, fait l’objet d’une célébration eucharistique le 15 août. Les habitants du quartier organisent ensuite une petite fête.
L’arbre situé à côté d’elle a été planté en 1930 pour commémorer le Centenaire de la révolution belge.

Cette potale fut réalisée au début du 20e siècle. Initialement, elle était dédiée à Sainte Anne.
Le cimetière de Wartet est situé en face de l’actuel château d’eau de la localité. Il marque aussi le point culminant du village (205 mètres).


28. Arrière du château

Dans le pré, en face des écoles et accolée dans le jardin du château, se situait l’ancienne salle paroissiale détruite pendant la Deuxième guerre mondiale.

La Rue des Perce Neige

Cette rue doit son nom à l’ancienne activité des majorettes du village qui furent durant les années 70 et 80 très actives et unanimement reconnue dans le Namurois pour la qualité de ces spectacles avec, en vedette, Michèle Philippart qui fut longtemps la chef du groupe qui compta jusqu’à 80 jeunes filles.


29. La potale de la Sainte Famille (Bayet)

Étymologiquement, Bayet doit son nom a une ancienne exploitante de la ferme des Dames, Marie de Baillet, décédée en 1836 et provenant du village de Acosse. Le premier propriétaire de cette potale fut Pierre Deschamps.
Cette potale fut détruite au début du 20e siècle par des vandales.

Lors de la première guerre mondiale, Fernand Smal fut capturé par les armes. Par miracle, la sentence ne fut pas rendue et il fit un vœu : celui de reconstruire la potale.


30. Rue du Mont-Ardoux

Celle-ci doit son nom au jumelage de la localité avec la commune française de Pontailler sur Saône où se trouve un lieu portant le même nom. C’est aussi en cet endroit qu’il y a eut une ancienne galerie d’exore.


31. La fontaine

Celle-ci fut offerte par les d’Arenberg en 1893. A cette époque en effet, il n’y avait pas de distribution d’eau. Aussi, le duc d’Arenberg offrit cet aménagement en échange de certains sentiers communaux qui traversaient sa propriété qui devinrent alors des chemins privés.


Source : chemin de promenade - D’une vallée à l’autre : Source : Les Amis de Marche-les-Dames/Wartet. Fascicule réalisé à l’occasion des Journées du Patrimoine en septembre 2000.

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