Description de l’abbaye

Le plan de l'abbaye

 

Lorsque le visiteur pénètre dans le domaine de l'abbaye par son entrée principale, il longe deux murs parallèles. A gauche se trouve le cimetière de la paroisse. A droite, un petit parc et un parking.
L'eau tient une place importante dans l'abbaye, aussi, à gauche de l'église, s'étend un vaste étang où la vie aquatique est présente (10).
Comme nous le savons déjà, l'église date du 13e siècle (1). C'est en 1843 qu'elle devient l'église paroissiale.

A côté de l'église, se trouve l'aile Sud de l'abbaye (6), construite sous l'abbesse Jacqueline de Houtain entre 1531 et 1565. Elle fut reconstruite en 1724.
Le rez-de-chaussée comprend deux pièces d'accueil. La seconde, dite "salon de l'abbesse" possède une cheminée en marbre et un plafond en stuc de 1781.
On accède au premier étage par un escalier datant du 18e siècle. Celui-ci est en chêne et la rampe est ornée d'un animal. Il est du style Louis XIV.

Le dernier bâtiment de l'aile Sud est l'hôtellerie (9), reconstruit en 1610, comme l'atteste un ancrage sur la façade. Le rez-de-chaussée constituait le réfectoire et la salle commune. L'étage était composé de chambres.
L'hôtellerie a gardé son rôle d'antan et est devenu le réfectoire de la communauté et des retraitants.

L'aile Sud est prolongée à l'Ouest par un bâtiment qui lui est perpendiculaire (7). Il s'agit du Quartier des hôtes reconstruit au 18e siècle (1724-1726).
Le rez-de-chaussée se compose de deux salons dont nous reparlerons par ailleurs.
Le premier étage était réservé aux chambres. Actuellement, ce bâtiment fait office de presbytère.

L'aile Est (2) comprend le cloître, datant du 16e siècle. Lors de sa reconstruction au 18e siècle, un étage supplémentaire a été emménagé pour la construction de cellules. Le cloître est encore tel quel aujourd'hui.
Elle comprenait aussi la salle du chapitre avec ses pierres tombales et le réfectoire, actuellement salle de conférence. On y trouve aussi une chaire de vérité dédiée à saint Bernard. Elle est aisément repérable de l'extérieur car celle-ci constitue une tour d'angle (2b).
Le premier étage, comme celui du cloître, constitue un dortoir.

L'aile Nord (3) fut construite en 1762.
Le rez-de-chaussée constituait le réfectoire d'été et la cuisine. Actuellement, il sert de salle de lecture et de séjour.
Le premier étage constitue à nouveau un dortoir.

L'aile Ouest (4) fut reconstruite en 1724.
Le rez-de-chaussée était un passage entre le Quartier des hôtes et l'aile Sud. Actuellement, il sert de parloir.
L'étage comprend une charpenterie en chêne du 18e siècle.
Signalons la présence d'une chapelle construite récemment à l'extérieur du couvent. Elle sert de lieu de prières pour la petite communauté.

Enfin, en accédant au magnifique parc, situé au Sud des bâtiments, nous pouvons voir la porterie reconstruite en 1774. Un écusson se trouve sur la façade Ouest.

Quatre bâtiments ont été détruits. Il s'agit des dépendances situées en arrière de l'aile Ouest, du quartier des prêtres (dans la cour d'honneur (5), à côté du quartier des hôtes), de la ferme, de la grange et des écuries (en face de la porterie – (8)).

 

L’église paroissiale de Marche-les-Dames

Sans pouvoir déterminer avec précision la date de fondation de la première église, deux pièces importantes fort anciennes (1149 et 1150) font état d'un différend entre les églises de Marche-les-Dames et de Namèche. Ce sont deux lettres du célèbre moine Guilbald, de Waulsort, qui deviendra abbé de Stavelot au 12e siècle. Il y est fait état du prêtre de Marche-les-Dames qui prend soin d'un certain nombre de paroissiens de Namèche plus rapprochés de Marche-les-Dames. Le culte se célèbre alors dans l'antique chapelle Saint-Jean.

Celle-ci sera vendue en 1885 au prince d'Arenberg puis démolie. Une nouvelle chapelle Saint-Jean, réservée à la famille d'Arenberg, sera construite à peu près sur l'emplacement de la chapelle paroissiale primitive, près du château actuel.

Par son testament de 1834, la dernière moniale cistercienne, sœur Scholastique, fait don de tous les biens de l'abbaye de Marche-les-Dames au Bureau Administratif du Séminaire de Namur. L'Arrêté Royal du 10 mai 1843 élève la chapelle de Marche-les-Dames au rang de succursale. Le 29 juillet 1856 décède soeur Scholastique Baudhuin.
Le culte paroissial est transféré peu après dans l'ancienne église abbatiale où il se célèbre encore actuellement.

Ce bâtiment a gardé quelques traces de son origine ancienne :

  • le pignon est avec sa jolie petite baie géminée au sommet qui résume dans son dessin les 3 ogives du chœur;
  • la base en gros appareil du mur Sud;
  • le portail du 16e siècle avec ses bases prismatiques encore gothiques.

Avant de pousser la porte, admirons le magnifique travail de ferronnerie de la serrure. A l'intérieur, près du bénitier, une plaque commémorative nous apprend que l'église a été restaurée en 1904 sous la direction de l'architecte Lange avec l'appui financier de la famille d'Arenberg. Cette restauration a rendu à l'église son style primitif, occulté par les divers aménagements réalisés au 18e siècle : les grandes baies du chœur étaient murées; elles ont pu être fidèlement reconstituées grâce à la découverte des meneaux et des réseaux anciens retrouvés quasi intacts dans la maçonnerie.  

 

La chapelle de l'Évangile ou de Sainte Anne

A nef unique sans transept et terminée à l'Est par un chevet plat, l'église a gardé son plan du 13e siècle. Un impressionnant plafond en bandeaux de pitchpin recouvre le plafond en plâtre sans ornement du 18e siècle.
L'ancienne chapelle qui s'ouvre dans le chœur, du côté de l'Évangile, a gardé son riche plafond en stuc, oeuvre des frères Moretti, célèbres stucateurs qui ont oeuvré à l'abbaye vers 1780. On peut encore y voir, malgré les dégradations du temps, Sainte Anne portant la Vierge ainsi qu'un médaillon avec les armes de la maison comtale de Groesbeeck qui possédait notamment les seigneuries de Gelbressée et de Franc-Waret, voisines de Marche-les-Dames.

Elle se termine par un vitrail à triple fenêtre où nous pouvons reconnaître Saint Bernard, la Vierge Marie, deux anges priant et un agneau. Actuellement, cette chapelle sert de "remise" où s'amassent les tableaux et statues ne pouvant trouver place dans l'église.

Sur un des murs, nous pouvons remarquer une pierre tombale encastrée. Elle rappelle la mort de Grégoire de Jambline, dit Doyon, neveu de l'abbesse Jeanne Baduel (1579-1602) et prieur de l'abbaye.
Sur l'épitaphe, nous pouvons reconnaître, de gauche à droite, Grégoire de Jamblinne et Anne portant Marie et Jésus. On observe aussi un tableau de grande dimension : Notre-Dame de l'Annonciation, patronne de ce sanctuaire. Ce tableau décorait autrefois le retable de l'ancien maître-autel, entre les colonnes soutenant actuellement le jubé.  

 

La chapelle de l’Épitre

Elle est située sur le flanc Sud de l'église. Elle fut construite en 1904 en remplacement d'une chapelle dédiée à Notre-Dame de Montaigu. A l'intérieur, nous trouvons un meuble comprenant des reliques.
Au dessus de celui-ci, une triple verrière prend place. Y sont représentés notamment : Marie, Jésus et Joseph.
A droite de ceux-ci, s'ornent trois magnifiques vitraux, qui lorsque le soleil se trouve au Sud, resplendissent le chœur de leur lumière.  

 

Le mur Nord de la nef

Le visiteur peut y admirer des oeuvres d'art dignes d'attirer notre intérêt.
Il s'agit de tableaux représentant :

  • Saint Bernard portant les instruments de la Passion;
  • Le Baptême de Jésus;
  • Le martyr de Sainte Agathe;
  • La lactation de Saint Bernard;
  • Les quinze Mystères du Rosaire encadrant la Sainte Vierge, escortée par Saint Dominique et l'abbesse de Bulley, daté de 1722 ou de 1724.

 

Saint Bernard et les instruments de la Passion (huile sur toile, deuxième moitié du XVIIème siècle).  

Bernard de Fontaine arrive à Cîteaux, âgé de 22 ans au printemps de l'année 1112.  Il abandonne ses passions de jeune seigneur (objets présents sur la table) pour embrasser la Passion du Christ.
 

Le baptême de Jésus

Jean-Baptiste est à la gauche du Christ et est en train d’accomplir le geste du baptême en versant l’eau sur le Christ. Le souffle de Dieu, transperçant les cieux, passe au travers de la main de Jean-Baptiste et atteint le Christ. Dieu apparaît comme sortant des cieux et entouré des anges.
 

Les quinze Mystères du Rosaire

Les quinze Mystères du Rosaire furent probablement commandés par l’abbesse Constance de Bulley, qui organisa la majeure partie de la restauration du 18e siècle.
La scène centrale représente la Vierge Marie portant sur son bras gauche l’enfant Jésus, et sur sa main droite le rosaire qu’elle remet à Dominique.
Sur sa tête, repose une couronne d’or. A gauche se trouve Saint Dominique et à sa droite l’abbesse de Bulley. Le regard de Saint Dominique est tourné vers la Vierge, tandis que celui de l’abbesse semble marquer une contemplation envers les trois personnages bibliques.
Le tableau est entouré de quinze scènes représentant quelques faits de la Bible allant de Pâques à la Pentecôte, nous pouvons reconnaître notamment la fraction du pain et la trahison de Judas ainsi que la crucifixion, la mise au tombeau et la Résurrection du Christ.
 

La lactation de Saint Bernard

Ce tableau est l’une des pièces maîtresses du peintre liégeois Walthère Damery (1614-1678). On goûtera la délicatesse des putti (petits anges) et notamment de cet enfant blond apparaissant derrière la draperie, appuyé avec nonchalance sur un nuage et qui observe discrètement la scène.
 

Le martyr de Sainte Agathe

Sainte Agathe fut martyrisée en 271 sous le gouverneur Quintien dont elle avait refusé les avances. On lui coupa les seins qu’elle présente ici sur un plateau.  

 

Le mur Sud de la nef et le jubé

Le mur Sud de la nef se compose essentiellement de vitraux. Ils furent réalisés par Vosch en 1904. Ils représentent les Saints protecteurs de la famille d'Arenberg de Mérode, tels Saint Philippe, Saint Antoine, la Vierge et d'autres encore.

Les fenêtres sont tracées en arc brisé et sont partagées par des meneaux. Elles ont l'aspect du style gothique.

La balustrade du jubé, reposant sur quatre colonnes corinthiennes, est décorée par trois tableaux exécutés par Beaudhuin. Ils représentent, de gauche à droite, le songe de Jacob, la prédication de Saint François d'Assisse aux poissons et Saint Benoît mortifiant sa chair dans les épines et l'eau glacée.  

 

Le chœur

C'est sur celui-ci que s'élève le maître-autel de 1904, à large inspiration gothique, et qui fut réalisé par M. Van Uytvanck de Louvain. Les stalles furent réalisées après deux conventions passées en 1750 et 1751 entre l'abbesse de Fumal et les Namurois Baudoin Georges Devant, maître-menuisier et par François Van den Bose, maître-sculpteur. Les figures boisées représentent les évangélistes. Elles ont été restaurées en 2000 par le Conseil de Fabrique de l’église.

  

Pièce remarquable du 15e siècle, l'Adoration des Mages, fragment d'un retable sculpté dans un seul bloc de chêne, un demi tronc y compris le cœur. Oeuvre offerte par la famille d'Arenberg vers 1880, celle-ci peut être attribuée à l'école mosane et plus précisément à un sculpteur exerçant son activité à Liège dans les années 1440. Les oeuvres mosanes de cette période sont rares.
De la même époque, à côté de ce retable, une petite statue en bois de Saint Laurent.

        

Les siècles suivants sont aussi dignement représentés par un resplendissant Ange gardien, attribué à l'école de Del Cour (sculpteur liégeois du début du 17e siècle) et par des statues en bois peint aux 17e et 18e siècles (Saint Jean-Baptiste, Sainte Marie-Madeleine, Sainte Perpétue - qui serait en fait Sainte Catherine d'Alexandrie - et Saint Hubert).  

 

La statue Notre-Dame du Vivier

Cette statue, en bois polychrome, a donné son nom à l'abbaye : Notre-Dame du Vivier.
Si l'on en croît la légende, cette statue aurait été découverte dans une pièce d'eau lors de la fondation de l'abbaye.

Cette Vierge du 13e siècle (entre 1235 et 1240) sculptée dans le chêne est creuse : elle a sans doute servi de reliquaire.
Marie est assise sur un simple escabeau ; l’Enfant est assis sur un genou de sa mère, de face, droit, dans l’axe du corps, et bénit. Le drapé de la robe, la pomme dans les mains de Marie et de Jésus écartent l’austérité de l’époque romane.
La Vierge du 13e siècle est d’humaine affection : le sentiment prend le pas sur la foi. Elle fut probablement bénie par Mgr Englebert de Bois, évêque de Namur en 1635.  

 

Notes sur l’ancien quartier des hôtes

Actuellement presbytère de l’église, ce bâtiment fut construit en 1724 sous l’ordre de Constance de Bulley. La date exacte nous est mentionnée par le blason de l’abbesse situé au-dessus de l’entrée actuelle de l’abbaye.

Le rez-de-chaussée est composé de deux salons. L’un d’eux a reçu une décoration des frères Moretti.
Le premier étage était destiné aux chambres des hôtes.
Ce salon renferme des statuaires tout à fait remarquables :

  • Le Christ assis au calvaire et attendant la mort ou « Dieu de pitié » ;
  • La Vierge à l’enfant ;
  • Saint Roch ;
  • Christ en bois ;
  • Le berger.


Voici deux analyses :

Le Dieu de pitié (hauteur : 94cm)

Cette statue date du début du 16e siècle (entre 1500 et 1520) et est de style de l’École mosane. Elle a été réalisée sur du chêne.
Le Christ est couronné d’épines ; ses mains et ses pieds sont liés. Il est ceint d’un perizonium (ceinture de chasteté ou de prêtre). Il est assis sur un muret d’où tombe le drapé de sa robe qui s’étale sur le sol et englobe (dans le coin inférieur droit) le crâne, symbolisant le mont Golgotha.


La Vierge à l’Enfant (hauteur : 61cm)

Cette statue, réalisée en bois peint en blanc, daterait de la fin du 17e siècle.
La Vierge est debout, prenant appui sur sa jambe droite. Elle porte Jésus, qui tient dans la main gauche un globe crucifère, sur son bras gauche.
Remarquons également que le bras levé du Christ symbolise un geste de bénédiction.  


Sources : www.marche-les-dames.be et brochure - L’histoire de la vallée de Marche-les-Dames, de la préhistoire à nos jours, Laurent Aidans, avril 1997, Les Amis de Marche-les-Dames et Wartet.

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