L’église Sainte Apolline

De style néo-gothique, cette église fut construite entre 1892 et 1895. Ses matériaux de construction proviennent de la localité : les pierres de grés furent extraites de deux carrières du village située l’une dans la rue Ardenne, l’autre à Bayet. Les bois furent offerts par la famille d’Arenberg (ancien propriétaire du château de Marche-les-Dames). Les chênes furent coupés dans les bois de Marche-les-Dames et le mobilier par l’école de sculpture de Namur.

A observer, au fond de la nef, les deux toiles offertes par l’artiste peintre Georges Cosse. Le chemin de croix fut réalisé par un autre artiste ayant séjourné dans la localité, Charles Fonteyne.
Les peintures furent restaurées par Jean-Marie David. Les vitraux du chœur sont des dons des paroissiens. Sainte Apolline est implorée depuis le 3e siècle pour les maux de dents. Ne voulant pas renier sa foi, elle fut martyrisée sur un bûcher après qu’on lui eût enlevé toutes ses dents.


Sa construction

Le dimanche 22 octobre 1995, la paroisse de Wartet a fêté le centenaire de son église. Avant 1895, il n’y avait en effet ni église, ni écoles à Wartet. La messe dominicale était célébrée à la chapelle Sainte-Apolline, qui ne disposait que de 100 chaises, alors que la population comptait à l’époque 600 à 700 personnes.

L’abbé Delannoy, curé de Marche-les-Dames, jugea cette situation intolérable et décida d’ériger à la fois une église et des écoles. Forte personnalité, il intéressa la famille d’Arenberg à son projet. C’est donc grâce à sa tenacité et à la générosité des princes d’Arenberg que son initiative put aboutir.

L’abbé Delannoy avait enclenché un processus qui imposait aux curés de Wartet en place des tâches liant leur propre sort et leur vie personnelle à la fois à l’Église et aux écoles. Il en était non seulement le gestionnaire, mais le seul et unique responsable financier.

Les curés successifs furent heureusement aidés par les paroissiens, par l’intermédiaire des bénéfices réalisés par la première salle des œuvres détruite en mai 1940 et du complexe « Abbé Planard ».

Suivant les archives de la paroisse de Marche-les-Dames, c’est au cours de l’année 1890 que le conseil de fabrique de Marche-les-Dames décida de faire construire à Wartet une église assez spacieuse pour répondre aux besoins de la population. Le bureau des marguilliers fut chargé de faire dresser les plans. Cette construction ne devait pas être dispendieuse vu l’absence totale de ressources.

Le conseil communal de Marche-les-Dames, prié de donner son avis, refusa son concours et essaya même d’en entraver la construction en refusant l’eau nécessaire pour la bâtir. On dut donc, en désespoir de cause, se la procurer à Ville-en-Waret.

La fabrique sollicita des subsides de la province et de l’État et s’engagea elle-même à recueillir auprès de la population, par souscription, le tiers d’un montant total évalué à 28.800 Frs 45 cts. La fabrique comptait sur les deux tiers des subsides.
Elle n’obtint que 10.000 Frs soit 5.000 Frs de la princesse d’Arenberg et la même somme de l’État.
Elle s’adressa aussi au Grand Séminaire de Namur, qui offrit 1.000 Frs y compris le coût de l’emplacement vendu par celui-ci à la fabrique d’église contre la somme de 66 Frs et 40 cts.

Le comte De Grunne s’engagea à payer les frais du culte. C’est donc avec des ressources minimes que le Bureau des marguilliers entreprit la construction.
L’architecte, M. Van Assche, de Gand, établit gratuitement les plans. Les pierres de grès furent extraites, suivant l’historien E. Tonet, des carrières de la rue de l’Ardenne et Matagne à Bayet. La construction fut confiée à l’entrepreneur Houyoux, de Namêche, et des maçons de la famille Bertrand, boulanger à Wartet, auraient fait partie de cette équipe.
Les travaux débutèrent en février 1894. M. l’abbé Demat, curé d’Aisemont, dirigea les travaux avec un dévouement remarquable. La toiture coiffa enfin les murs en fin d’été 1895.
Début 1894, les travaux furent arrêtés faute de ressources. Il manquait 10.000 Frs pour mener cette construction à bonne fin. C’est le prince Charles d’Arenberg qui offrit cette somme. Quant à la peinture, elle fut réalisée par M. Larivière, artiste peintre, et qui fut bourgmestre de la localité. Les sculptures furent réalisées par l’école de sculpture de Namur.
Le 24 août 1894, l’église de Wartet fut consacré, tandis qu’une longue procession ramenait les reliques de la sainte de la chapelle Sainte-Apolline vers le maître-autel.
M. Le vicaire Denis Quertinier fut le premier desservant et le premier curé de Wartet nommé en 1900, et à la fois titulaire de la paroisse de Wartet et des écoles.

 

Les prêtres

La paroisse fut administrée par 12 curés et 2 administrateurs jusqu’en 1997.

  • De 1896 à 1903 : Denis Quertinier (pendant 7 ans)
  • De 1903 à 1905 : Renée Toussaint
  • De 1905 à 1909 : Ferdinant Bare
  • De 1909 à 1925 : Jules Fayt (soit 16 ans)
  • De 1925 à 1936 : Louis Clytennes
  • De 1937 à 1940 : Paul Planard
  • De 1941 à 1946 : R. Goffaux
  • De 1947 à 1952 : J. Delmotte
  • De 1952 à 1962 : Martin Sandron
  • De 1962 à 1977 : Ernest Bouffioux (17 ans et le record de durée)
  • De 1979 à 1981 : Père Paternostre
  • De 1982 à 1987 : Nicolas
  • Et les administrateurs Victor Burnet, curé de Ville-en-Waret et Vezin : de 1987 à 1992, Michel Quertemont, aumônier militaire para-commandos.

L’attitude héroïque de l’abbé Fayt au cours de la guerre 1914-1918 permit à de nombreux paroissiens d’échapper à la déportation.

L’abbé Clytennes fut le fondateur de la chorale « La Grégorienne ».

Le complexe paroissial porte le nom de l’abbé Planard en souvenir de ce jeune prêtre resté volontairement en Allemagne en captivité pour y assister spirituellement ses compatriotes et qui mourut en cette terre hostile.

Le curé Martin Sandron, le bâtisseur du complexe « Abbé Planard », fut un grand animateur de la vie paroissiale (président de la RE Wartet, dirigeant des Équipes populaires, de la Ligue du Sacré-Cœur) et le créateur du patro.

Le curé Ernest Bouffioux fut un administrateur de premier ordre et grand rénovateur des écoles, du complexe et surtout de l’église elle-même.

 

Rénovation

Feu Isy Laloux, dans « Vers l’Avenir » des 27 et 28 avril 1968, rappelait que le blitz de mai 1940 avait passé comme un orage particulièrement meurtrier sur l’église de Wartet. Le toit fut criblé d’éclats de bombes et d’obus, de sorte que dans les années qui suivirent, on put parler de la grande pitié de cette église battue par le vent et les rafales de pluie. Les voûtes boisées suintaient, les plafonnages pourrissaient et les minces vitres provisoires n’offraient qu’une sommaire résistance au froid de l’hiver qui sait être rigoureux sur ce haut plateau.
Les premiers curés de l’après-guerre, les abbés Delmotte et Sandron, jetèrent les bases d’une nouvelle salle des fêtes, le complexe « Abbé Planard » appelé à jouer un rôle considérable dans le financement des grandes restaurations des écoles, du complexe et particulièrement de l’église.

Le curé Bouffioux eut l’honneur de présider activement à la résurrection progressive de l’église transformée en un temple d’une rayonnante fraîcheur.
Mgr Musty consacra de nouvelles cloches.
Pour 1967, on plaça des vitraux, œuvres de Louis-Marie Londot.
Une autre rénovation porte essentiellement sur la nouvelle peinture et dans le respect des rénovations antérieures.


Sources : chemin de promenade - D’une vallée à l’autre : Source : Les Amis de Marche-les-Dames/Wartet. Fascicule réalisé à l’occasion des Journées du Patrimoine en septembre 2000 et article de journal sur les 100 ans de l'église, 1995.

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