L’agriculture au milieu du 19e siècle

L’aperçu de la vie quotidienne au milieu du 19e siècle

Les deux auréoles villageoises avaient une fonction économique bien distincte.
A Marche-les-Dames, c'était l'industrie du fer qui employait les habitants tandis qu'à Wartet, l'activité dominante était l'agriculture.

Les documents que nous avons choisis vont nous permettre de mieux comprendre la dépendance du village et des villageois de ses activités agricoles.

 

Son importance dans la vie économique

A la demande du Commissaire d'arrondissement, les communes étaient tenues de lui faire parvenir un état des lieux de leur agriculture.
L'été 1845 avait été particulièrement pluvieux. Nous avons pu retrouver dans les archives communales, une lettre du bourgmestre Augustin-Joseph Wautelet adressée au Commissaire d'arrondissement le 16 septembre 1845.

Voici ce qui prévalait pour Marche-les-Dames.  

Le 16 septembre 1845

Monsieur le Commissaire,

Pour satisfaire à votre demande du 8 Août, j'ai l'honneur de vous adresser les renseignements sur la malheureuse récolte de cette année pour la commune de Marche-les-Dames. Ces renseignements sont puisés sur des données certaines que j'ai recueillies de diverses personnes de la commune et sur l'exploitation que je tiens pour mon compte ainsi que sur des notes des années antérieures que je tiens de ma gouverne.

J'ai l'honneur de vous faire observer que quelques données sur 1845 ne sont qu'approximatives, attendu qu'une partie de la récolte est encore dans les champs et que la partie rentrée n'est pas encore battue. Pour vous donner plus de facilités, j'ai joint un tableau comparatif de l'année 1845 avec 1843. Le produit d'un hectare est rendu par hectolitre.
Je n'ai fait figurer au tableau que les denrées cultivées dans la commune. Plusieurs nommées dans la demande ne se cultivent point ici; ou bien c'est si petit qu'il m'est impossible de fournir le moindre renseignement exact sur leur produit.

Le froment
Les premiers semés ont moins souffert de la rigueur de l'hiver et sont passables, mais les plus tardifs ont souffert beaucoup et ont passé très tard. Ils ne valent à peu près rien. Les épis ne contiennent que très peu de grains qui rendent plus de son que de farine. La qualité est inférieure à celle de 1843 au moins de 1/5.
D'après un calcul fait avec quelques personnes à même de se prononcer en connaissance de cause, la commune aura cette année plus de 600 hectolitres de froment en moins qu'en 1843.

Le seigle
Ceux semés dans du défrichement ont très bien réussi, mais ceux semés dans les champs n'ont presque rien produit et tous généralement sont attaqués d'ergots dits dents de loup, ce qui rendra la farine très malsaine.
Le rendement à la grange est d'1/6 environ de moins que les autres années. Il y a environ 200 hectolitres de moins qu'en 1843.

Le méteil (mélange de seigle et de froment cultivés ensemble)
Le rendement à la grange est moindre, c'est comme pour le seigle et le froment : c'est la perte qui, après les pommes de terre dont je parlerai tout à l'heure, est la plus vivement sentie parce que c'est ordinairement ce que sèment, après leurs pommes de terre, tous les petits particuliers qui ne cultivent que quelques ares de terrain.

L'avoine
Il est impossible de demander mieux : encore quelques jours de beau temps et tout sera rentré. Il n'y a pas d'année à comparer à celle-ci pour le produit en quantité et qualité. On en sème de trois espèces dans la commune, la grosse blanche et la petite ainsi que la noire de Champagne.
Le produit de toutes les espèces est parfait.

Les pommes de terre
Les grises sont entièrement perdues : à ma connaissance, il n'y en a pas une seule échappée. Celles appelées cornes de chèvre sont à peu près de même; l'on n'en retirera pas la plante. Dans certains endroits sablonneux, l'on pourra retirer un dixième, dans les terrains forts et argileux, elles sont totalement perdues. Il est plusieurs hectares qui n'en produiront pas un hectolitre chacun.
La commune perd cette année plus de 4000 hectolitres de ce tubercule.

Pois et fèves
On n'en cultive que dans les jardins et se mangent presque tous en vert; l'on ne récolte que ce qui est à peu près nécessaire pour planter l'année suivante. Il en est de même des grosses fèves ou des montantes dites haricots qui ne viendront probablement pas à maturité. La plus grande partie est aussi touchée d'une espèce de rouille sur les feuilles, tâches assez ressemblantes à celles qui étaient sur les fanes des pommes de terre au commencement de la maladie.

Féveroles dites des chevaux (fèves de petits grains utilisées pour l'alimentation du bétail)
Il en est des féveroles comme de l'avoine; elles sont extraordinaires et promettent d'être d'un grand rapport. Le produit pourra être de 30 à 34 hectolitres par hectare. Malheureusement, il n'y en a que 4 hectares environ dans la commune.

Le foin
Il y a fort peu de prairies dans cette localité et il serait difficile d'établir de comparaison; cependant, tout le monde s'accorde à dire qu'il y a un bon tiers de moins que les années ordinaires. Le froid leur a beaucoup nui.

Les trèfles
Il y a une bonne moitié de moins que les années ordinaires; cependant, ceux qui ont attendu la fin de juillet avant de faucher ont beaucoup gagné sur la quantité mais ont perdu sur la qualité; les pluies continuelles ont presque fait périr la totalité. Le peu échappé est rentré.

Conclusion

Répondant au dernier paragraphe de la demande pré-rappelée, je dis non, les approvisionnements ne suffiront pas aux besoins de la consommation bien loin de là : en supposant que tous les produits de 1845 fassent en communauté dans la commune, il y en aurait tout au plus pour six mois de subsistance, vérité si bien sentie par tous les malheureux sans ressource!
Déjà, la majeure partie n'a presque plus rien à manger en fait de légumes; la pomme de terre leur unique ressource leur manque tout à fait. Aujourd'hui, ils iront encore quelques semaines avec le peu de grain qu'ils ont récolté et glané mais cela fini, que faire ? Chargés pour la plupart d'une nombreuse famille, presque sans ouvrage ou gagnant très peu; le tout d'une cherté excessive pour les gens de cette catégorie (et malheureusement plus de la moitié de notre commune lui appartient), les pommes de terre étant une mine d'or pour eux; outre qu'elles étaient leur principale nourriture, ils engraissaient encore deux ou trois cochons dont l'un était tué pour servir à faire leur petit potage et les autres étaient vendus pour payer leurs contributions et autres impositions dont on est écrasé aujourd'hui. Avec le restant, ils achetaient du chauffage et autres choses nécessaires.

Cette année, tout cela est perdu pour eux. C'est à fendre le cœur d'entendre les plaintes de ces malheureux et il est impossible de prévoir quelle calamité l'avenir nous prépare. Fasse le ciel qu'il soit mieux ailleurs que dans nos environs. Le tableau que je vous offre ici n'est pas flatté, il n'est malheureusement que trop vrai.

Je crois M. le Commissaire qu'il est plus que temps que l'on songe à prendre des mesures pour venir en aide à tant de malheureux. Espérons que le gouvernement, dans sa sagesse, nous fera connaître au plus tôt les ressources sur lesquelles nous pourrons compter pour empêcher la famine et le désespoir de nos populations ouvrières et en même temps faire renaître chez nous le courage et l'espoir.
Ne ferait-on pas bien d'organiser un comité de secours dans chaque commune ? Le Gouvernement ne pourrait-il faire des avances aux communes, soit à titre de prêts ou autrement ? Ne pourrait-on faire venir des pommes de terre de l'étranger pour renouveler l'espèce quand viendra le temps de planter ? Vu que chez les malheureux il n'en restera pas un seul et n'auront pas d'argent pour s'en procurer.

Je vous prie, M. le Commissaire, de ne voir dans tout ceci que l'intérêt que je porte à des malheureux, et de ne considérer ces quelques questions que comme une marque du désir que j'ai de voir s'il sera possible d'alléger la misère de tant de familles sur le point d'être atteintes de ce fléau.

 

Cette lettre nous renseigne tout d’abord sur les céréales cultivées : froment, seigle, méteil et avoine ; sur les légumes : pois et fèves et sur la culture des pommes de terre. Féveroles, foins et trèfles sont les aliments destinés aux animaux, de même que l’avoine.

La conclusion laisse présager que de nombreux habitants sont tributaires de leurs récoltes pour assumer leur subsistance. Les récoltes, particulièrement mauvaises en cette année de 1845, annonçaient une grande misère au sein des ouvriers agricoles et journaliers. D’ailleurs, A-J Wautelet comparait les pommes de terre à « une mine d’or » d’autant plus que celles-ci sont « leur principale nourriture ».

 

Un assolement triennal

L’année 1846 fut également une année noire pour les agriculteurs comme en témoigne ce procès verbal.
Ce document permet de mettre en évidence les différentes catégories de travailleurs agricoles (point 10) et l'inégalité des revenus entre les femmes et les hommes (point 10 également).
Ce document est plus qu'un bilan agricole, il permet aussi de connaître le type d'assolement employé (point 3), les différents types de cultures (point 3), les pratiques agricoles (points 5, 12 et 13).

 

Procès verbal du jury communal traitant des statistiques agricoles Présents : MM Wautelet, Bourgmestre, Président; Benoît et Naniot, membres du jury et Eloy, secrétaire.

Le jury s'est réuni le 18 février pour arrêter définitivement les renseignements sur la statistique agricole. Il a d'abord constaté le nombre des bulletins qui lui ont été remis et, après l'avoir trouvé égal au nombre des exploitations rurales de la commune, il a examiné et vérifié ces bulletins, a cru reconnaître qu'il n'existait point de lacunes.
Le jury a ensuite procédé au dépouillement des bulletins et s'est occupé du tableau d'évaluation de chacune des cultures.

Voici leurs conclusions :

  1. Les produits de la récolte de 1846 sont assimilés à ceux d'une année mauvaise pour les céréales et les farineux; à ceux d'une année moyenne pour les racines et les fourrages y compris le foin.
  2. Les raisons qui ont influé défavorablement sur les principales récoltes sont une température trop douce pendant l'hiver de 1845 à 1846, ensuite une grande sécheresse pendant tout l'été.
  3. Le système d'assolement le plus généralement suivi dans la commune est triennal et consiste, après que la terre a été fumée, à y semer du froment et du seigle la première année, de l'avoine la deuxième année et la troisième année, on y sème du trèfle, on y plante des pommes de terre, le reste forme jachère.
  4. L'étendue et la production totale, par année moyenne, peuvent être regardées comme assez exactement reproduites par le chiffre consigné au tableau.
  5. On emploie en moyenne par hectare 30.000 kg de fumier ordinaire pendant une rotation de l'assolement le plus généralement suivi.
  6. Outre le fumier, on emploie comme engrais de la chaux qu'on répand, après que l'humidité l'a réduite en poudre, sur les terres après qu'on en a récolté le petit trèfle blanc.
  7. Le poids de l'hectolitre est en moyenne de 70 kg pour le froment, de 65 kg pour le seigle, de 55 kg pour l'orge et de 42 kg pour l'avoine.
  8. Les bestiaux qui existent dans la commune sont de la race ordinaire.
  9. Les vaches dont on se sert dans la commune comme bêtes de trait sont au nombre de huit.
  10. En moyenne, les salaires des journaliers, nourriture non comprise, a été en 1830 de un franc pour les hommes et de 70 centimes pour les femmes. Ce salaire n'a pas varié en 1835, 1840 et 1846. Le travail se fait habituellement à la journée. On accorde ordinairement la nourriture aux femmes journalières, outre le salaire. On paie en nature les ouvriers moissonneurs, le taux de prélèvement qui leur est attribué est la 11e gerbe des denrées fauchées.
  11. La valeur vénale des terres est en moyenne par hectare de 2.500 Frs. Le prix courant des baux, par hectare aussi en moyenne, a été de 50 Frs en 1830 et 1835, de 60 Frs en 1840 et de 70 Frs en 1846.
  12. On se sert, dans la commune, de la charrue à pied dite des Flandres et des instruments aratoires ordinaires.
  13. Toutes les semailles se font à la volée.
  14. La quantité des semences généralement employées par hectare est d'un hectolitre 50 litres pour le froment, d'un hectolitre 25 litre pour le seigle, d'un hectolitre pour l'orge et de deux hectolitres pour l'avoine.

 

Ce procès verbal nous apprend que le système d’assolement le plus suivi est triennal : la première année, on sème du froment et du seigle ; la deuxième année, de l’avoine et la troisième année du trèfle et des pommes de terre, le reste étant en jachère.
L’engrais employé est naturel : une moyenne de 30 000 kg de fumier par assolement et on y répand de la chaux.

Le dixième point, concernant les salaires, est lui aussi intéressant. Il nous apprend que les femmes sont moins bien rétribuées que les hommes et qu’il existe deux types de travailleurs : les journaliers payés en monnaie et les ouvriers moissonneurs (ou manouvriers) payés en nature.

 

Les conséquences d’une mauvaise récolte

Faut-il dès lors s'étonner que la commune connut une période très difficile suite à ces deux années de disette ?

Une première lettre, émouvante, toujours écrite par le bourgmestre A-J Wautelet témoigne de cette période troublée.
Une seconde lettre nous permet de voir l'ambiance régnant dans le village après qu'une série de vols s'y soit déroulée.

 

Le 19 février 1847 (suite du document précédent)

La commune n'a pas de travaux d'utilité publique à faire exécuter pendant cet hiver. Néanmoins, nous avons la satisfaction de vous annoncer que les ouvriers n'ont pas manqué d'ouvrage et sont encore tous occupés en ce moment, tant notamment aux extractions de mines que dans les usines de Marche-les-Dames et d'Hainiau où beaucoup de bras sont utilisés.

Cependant, la misère ainsi qu'on le pense bien se fait sentir ici comme dans presque toutes les localités. Le prix de la journée de l'ouvrier n'est nullement en rapport avec la cherté des vivres, de sorte que beaucoup de familles réclament des soins.
Dans ces tristes et affligeantes circonstances, chacun voudrait venir en aide aux malheureux mais, à l'exception d'un très petit nombre, tous sont dans le besoin. Les plus nécessiteux ont reçu à différentes fois des secours en nature qu'on s'est procuré au moyen des dons charitables provenant des nobles maisons d'Arenberg et de Grune mais maintenant il ne nous reste plus de distribution à faire bien que la misère soit plus rigoureuse encore qu'au commencement de l'hiver et qui, suivant les probabilités, les pauvres auront encore longtemps à souffrir.

Quant aux chauffoirs publics et des soupes à y distribuer, la commune étant dénuée de ressources, il est beaucoup à regretter qu'on ne puisse réaliser les vues philanthropiques émises dans les dites instructions. 

 

Une série de vols s'est également perpétré dans la localité. Celui du 20 du juillet 1846 fut réalisé au préjudice du nommé Pierre Purgniaux. N'oublions pas que l'été 1846 fut catastrophique pour les récoltes agricoles.
A-J Wautelet écrivit cette missive au Commissaire d'arrondissement.

En vous envoyant le procès-verbal ci-joint, j'ai l'honneur de vous informer, que l'individu dont on porte plainte contre, a très mauvaise mine, que depuis quinze jours, il reste constamment dans le bois. Dans la commune, on se plaint continuellement de divers vols et de maraudage de légumes et d'enlèvement devant les maisons des chaudières en fonte qui étaient murées et autres objets.

Je crains que le nommé Davin contre qui le procès verbal ci-joint est adressé, ne soit un des ceux qu'on doit regarder comme suspects.

 

Le travail des enfants

Les enfants aussi avaient leurs activités propres liées à la pratique agricole comme en témoigne cette lettre tragique écrite par A-J Wautelet au Commissaire d'arrondissement.

 

Marche-les-Dames, le 31 mai 1846

A Mr le Commissaire d'Arrondissement,

J'ai l'honneur de vous informer que hier vers le huit heures du matin, une petite fille âgée de sept ans, appartenant au sieur Ignace Hennuy, journalier demeurant à Marche-les-Dames, était à garder des vaches et s'amusait à faire du feu avec d'autres enfants, le feu ayant pris à ses vêtements, elle a été horriblement brûlée et n'a survécu que quelques heures.
D'après les renseignements que j'ai recueillis, c'est le vent qui a poussé la flamme sur ses vêtements qui étaient de coton ainsi que sa chemise.

 

Conclusion

Que faut-il retenir de ces témoignages ?

Tout d’abord, la diversité des cultures destinées à la consommation de l’homme et de l’animal (nous pensons ici à l’avoine qui était destinée aux chevaux).

Ensuite, que l’activité agricole était très importante pour la survie des habitants : deux années de maigres récoltes entraînaient des situations critiques sur le genre de vie des habitants.
Il existait deux types d’ouvriers agricoles : le journalier (payé en franc) et l’ouvrier moissonneur qui possédaient leur propre outil et qui louaient en quelque sorte leurs compétences. Il était rétribué en nature. La femme n’était pas l'égale de l’homme dans les salaires et le travail des enfants était fréquemment utilisé.

 

Les moissons d’autrefois

Jusqu'à l'apparition des tracteurs et de la mécanisation des cultures, les moissons se réalisaient avec les chevaux et la force des bras humains. Une fois le grain mûr, une faucheuse tirée par trois chevaux coupait les céréales en gerbes de 3 à 4 kg chacune.
Deux à trois personnes les ramassaient et les disposaient en tas de dix. Ceci s'appelait le diseau (terme propre à nos régions et au Nord de la France). Les diseaux restaient environ une petite semaine sur les terres avant d'être ramassés. Un chariot, tiré par quatre chevaux, arrivait alors dans la campagne où deux hommes chargeaient les gerbes tandis que deux autres les disposaient sur le chariot.
Une fois rentrées dans la grange, les gerbes étaient déchargées par un homme qui les passait à trois ou quatre autres (selon la hauteur atteinte) qui les arrangeaient dans la grange. Progressivement donc, apparaissaient des escaliers où se tenait un homme qui "fourchait" une gerbe avant de la céder à un compagnon plus haut que lui ou à un compagnon qui les arrangeait. Rappelons qu'à l'époque, les monte-ballots n'existaient pas, pas plus que les ballots d'ailleurs.
Ensuite, il restait à attendre un entrepreneur qui venait battre le grain dans les granges. Une partie était récoltée en septembre et une autre durant l'hiver.

     

Scènes d'une moisson d'autrefois illustrées par Charles FONTEYNE

 

Les métiers ruraux en 1916

Dans les archives communales, nous avons pu retrouver une liste établissant le nom et la profession de 74 hommes partis en Allemagne le 23 novembre 1916.
Ce document nous est donc d'une importance capitale pour mieux cerner les activités du village au début du 20e siècle.

Le premier renseignement intéressant est d’ordre topographique. A cette époque, le village comprenait 8 rues :

  • Rue du Fond (actuellement : Ruwales, Là-Haut, Poncia et Fonds de Wartet) ;
  • Rue de Wartet (actuellement : Grand-rue, Rangnet, du jardin, des Bigarreaux, de la Bruyère Fleuries et une partie de la rue de Gelbressée) ;
  • Rue Bayet (actuellement : rue de Bayet, des Perce-Neige et Jean Tousseul) ;
  • Rue de Haigneaux (idem actuellement mais presque totalement disparue) ;
  • Rue de Marche-les-Dames (actuellement : rue aux Vallée, ruelle du Mont Ardoux et rue du Roi Chevalier) ;
  • Rue des Dix-Bonniers (idem actuellement plus une partie de la rue de Gelbressée) ;
  • Rue de l’Abbaye (actuellement rue Notre-Dame du Vivier).

Mais l’aspect le plus important réside sans doute dans les professions pratiquées par ces 74 personnes. Afin de donner un langage plus économique à notre analyse, nous allons les regrouper par genre d’activités :

  • Activités agricoles et assimilées : journalier, domestique de ferme, marchand d’œufs, jardinier et bucheron.
  • Activités industrielles : ouvrier carrier ou d’usine, tailleur de pierre, mouleur en sable, ajusteur, forgeron, menuisier et plafonneur.
  • Autres : sabotier, ouvrier au chemin de fer, maréchal ferrant, négociant, …

Notons également quelques professions qui ont ou qui sont en voie de disparaître : passeur d’eau, accordeur de piano, maréchal ferrant, marchand d’œufs, conducteur de cheval, domestique de ferme, journalier, sabotier, tailleur de pierre, cordonnier et forgeron.
Quelques unes de ces professions relèvent maintenant de l’artisanat. Nous retiendrons de ce document que la répartition des professions reflète à merveille les deux activités économiques dominantes du village (agriculture et carrière) de la première moitié du 20e siècle.

 


Sources : www.marche-les-dames.be et brochure - Le patrimoine rural de Wartet et de Marche-les-Dames, Laurent Aidans, 1996, Les Amis de Marche-les-Dames et Wartet.

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